lundi 20 août 2018

Des illustrations pour la rentrée


Ca usine beaucoup du côté des enseignants (jour J moins deux semaines ) pour créer des documents pour la classe. Pour les illustrer, j'ai trouvé deux sources bien sympathiques.
Grâce à Maîtresse Aurel qui les utilise, le site Educlips. Pour la rentrée, il offre un assortiment de dessins de petits élèves, couleurs et noir et blanc, sur cette page, rien à faire de spécial sauf s'inscrire.
J'avais également trouvé un album à colorier au début des vacances, téléchargement gratuit, ici.
Bien sûr, il y a aussi tout ce que Jack Koch le généreux nous donne depuis des années. C'est ici. Pour le remercier, et enseigner aux élèves 1. le non pillage sur Internet, 2. on aide les artistes en achetant leurs œuvres, j'ai acheté il y a quelques années un dessin original pour mette dans ma classe; je l'ai laissé bien sûr dans mon ancienne classe, et dès que je pourrai (après mes dépenses d'installation, peut-être avec l'argent des photos) recommencer pour la nouvelle !

jeudi 16 août 2018

Côté formation : la rentrée des stagiaires (1) : documents utiles

Dans le cadre de mon travail de maître-formateur, je suis amenée à encadrer des stagiaires, sortis de l'Université et venant juste de réussir le Concours d'entrée, qui n'ont la plupart du temps pas beaucoup plus de longues expériences de l'enseignement que leur trois semaines de stage en M1.
En année de validation, ils sont en stage en alternance et en doublette : 3 semaines en classe/3 semaines en formation à l'ESPE. Pour leur première rentrée, ils ont dans mon académie, quelques jours de formation très générale la dernière semaine de vacances, et une demie-journée en circonscription + la pré-rentrée. Donc tout est urgent. Comme je l'ai expliqué dans un précédent article, ils prennent contact avec moi souvent dès le mois de juillet et cette année j'utilise Klassroom pour communiquer avec eux. Plutôt qu'un manque d'information, que la foultitude de l'Internet et des livres pédagogiques multiples et de qualités très diverses, les stagiaires ont besoin de trouver très rapidement des documents de valeur, mais concis, simples à comprendre avec peu d'expérience.

Voici ce que je leur propose :

un site institutionnel, sur canopé
https://www.reseau-canope.fr/actualites/actualite/nouveaux-enseignants-preparez-votre-annee-scolaire-avec-reseau-canope.html


site des personnes à la fois qualifiées et dévouées les tiennent,  adaptés à tous, débutants ou confirmés :

le site Objectif maternelle
Cette personne est maîtresse-formatrice et a des MS-GS. Elle montre tout ce qu’elle fait, qui est assez fabuleux, y compris la disposition matérielle de sa classe.

le site Maternailes
La personne qui s’en occupe a une classe unique maternelle. Ce qu’elle fait est remarquable. Elle a édité des fichiers très utiles qui ne sont pas chers et qui peuvent vous aider : abécécritures par exemple pour apprendre à écrire. Elle tient aussi un blog : http://maternailes.net/leblog2/ où elle recense par exemple tout ce qui est brevets de réussite, ressources précieuses, que j’utilise, pour les nouveaux livrets scolaires.

-blog ancien de Nanoug : http://www.tourdeclasse.com/
Nanoug est maintenant à la retraite et ce qu’elle publie est forcément moins riche. Mais sur son ancien blog, on trouve de très bons outils pour l’organisation de la classe. Et également de très bonnes idées pour les arts visuels.

En fin de vacances, quelques compléments, par exemple sur le blog de Lilli, plein de ressources utiles:
 sur la différence progression-programmation, pas évidente :
sur le cahier-journal



jeudi 2 août 2018

Langue régionale et projet de classe (2) : les ressources locales

La langue régionale existant officiellement dans l'Education Nationale, profitons des ressources !
D'abord les textes officiels, ici. Le programme, ici. Une brochure ici.
Docs sur l'école bilingue à Nice ici.
Bibliographie :
Publication du CRDP, Lou Nissart a l'escouola par lou Sourgentin, ici.

Sitographie :
- des pages très utiles mais très mal référencées sur le net, avec des documents très bien faits, tout prêts, ici.
- Le site de l'école Tordo à Tourette-Levens, où on enseigne le Nissart dès la maternelle, où l'on trouve des ressources, ici,
comme la règle de jeux traditionnels comme le Pilou
des planches utiles pour la classe
et le rappel de leurs publications ou d'autres publications utiles


Le site de l'Association des classes bilingues des Orangers, ici.
Une chaine youtube de culture nissarde, ici.
La page Facebook d'un personnage bien sympathique, Madama Rata, une petite chauve-souris qui parle nissart et qui réalise des vidéos, ici. Elle parle très souvent de nos très agréables singularités niçoises


La page Facebook de l'association Nissa per Tougiou, ici, et leur site, ici.
Le site de l'IEO, avec notamment des jeux pour les classes, ici.

Musique :
On trouve bien sûr des disques de musiques traditionnelles, des anthologies.
Le site de la Musique traditionnelle du comté de Nice, ici
 avec une discographie ici.
Je donnerai ici des ressources plus contemporaines
Un groupe de musiciens vivant, traditionnel et innovant, plus célèbre que l'on ne croit (qui c'est qui chante avec Cabrel ;-) ?), site ici, page Facebook ici, tout plein de merveilles sur YouTube dont
notre hymne (pourtant, j'avoue, je ne suis pas très fan d'habitude...)

et des créations, dont le tube de ma classe pour cette année !

Et pour rire, et aussi créer différemment, des "tubes" locaux revisités metal, ça change !
avec lou Quinse, chaine youtube ici

mercredi 1 août 2018

Langue régionale et projet de classe (1) : mon bilan en maternelle chez les plus jeunes


En faisant le bilan de mon travail, je peux voir que de véritables projets de classe sont nés dans la mienne en PS et même avant quand j'étais en MS au cours du temps en langue régionale, et j'ai eu envie d'en faire la synthèse. Cette ouverture en Langue régionale n'est pas évidente surtout selon les régions, à l'époque de la diversité des cultures de nos parents d'élèves et de l'apprentissage précoce de langues étrangères. Et pourtant, comment mieux créer une culture commune qu'avec ce qu'on a sous la main, sa ville ?
Ici, nous avons le Nissart. C'est une langue occitane particulière, car elle s'est développée dans une région où l'Etat a changé de nombreuses fois, ainsi que la langue officielle, entre Italien et Français. Nous sommes un des derniers départements où certains habitants ont du choisir leur nationalité par vote, française ou italienne, parfois seulement en 1947 , par exemple à Tende et la Brigue, et certains ont choisi l'Italie, comme Vintimille ...
Quand j'étais jeune, le Nissart était en perdition, et, comme pour les animaux WWF, il y a eu des campagnes, qui n'ont pas mal marché : j'ai ainsi appris le nissart au collège, au lycée j'ai pris l'option au baccalauréat. Des groupes de musique, des poètes sont apparus, certains s'inscrivant dans des démarches très contemporaines ; ces derniers temps, on peut dire qu'il y a une minorité active et que des groupes très divers coexistent. Dans l'enseignement, il y a eu l'ouverture officielle de classes bilingues à Nice, et un dynamisme pour la sensibilisation à cette langue, par exemple dans mon école.
Je ferai un prochain article où je regrouperai les liens pédagogiques et les outils utiles et actifs.
Dans ce premier article, je ferai le bilan pour ma classe.
Ce que j'aime et ce que je souhaite, dans mon enseignement, c'est que le fil s'inscrive dans des activités réelles, "évidentes". Je suis une Niçoise assez typique : mon père est né à Nice, mais de parents italiens, en fait juste frontaliers, qui n'avaient qu'une envie, c'est devenir Français. Ma mère est catalane, de la région de Perpignan, mais est devenue une Niçoise de cœur. Je suis née et j'ai grandi ici, puis je suis partie quelques années dans le Sud-Ouest comme institutrice, et je suis revenue car le pays qui ne m'intéressait plus s'est fait nécessaire après l'avoir quitté. Mais j'aime cet aspect très cosmopolite de cette ville, et de mon école, qui, bien que dans les quartiers chics, voit se mélanger toutes sortes d'origines et de nationalités. Mais tous nous vivont à Nice, et nous pouvons y partager des choses.
Mon premier choix ? Curieusement, moi qui commence toute année scolaire en faisant du pain, ce n'est pas la bouffe !!! Je viens de m'en apercevoir en tapant ces mots, et je me dis qu'il faudrait que j'y réfléchisse sérieusement !!! Pour l'année qui vient ...
Non, là c'est Dvorah la musicienne qui refait surface : par la danse.
1. CARNAVAL
 A Nice, le Carnaval est évidemment un événement ancré et très important, y compris sur le plan économique. Donc, qu'on aime ou pas, on ne peut l'ignorer. La ville faisait de gros efforts à l'intention des écoles, mais hélas l'attentat dont nous avons été victimes a changé la donne et pour le moment, c'est plutôt en sommeil, en particulier pour les maternelles. Mais dans les écoles, c'est un événement incontournable, bien que dans la plupart , y compris dans la mienne, c'est une manifestation festive mais peu pédagogique : une succession de musiques "variées"où des enfants déguisés par les parents (donc la majorité en Reine des Neiges ou Spiderman avec variation dans le prix de l'achat des costumes) dansent "librement".
Bon, vous avez compris, je n'aime pas. Je me souviens d'une conférence pédagogique mémorable où j'ai expliqué au CPD Musique de l'époque que non, la danse des canards ne faisait pas partie du patrimoine, mais évoquait seulement pour les enfants le jour où Tonton Paul s'est saoulé au mariage de la cousine Sophie. Dans ces cas là, je suis très rabat-joie et je me réfugie derrière un académisme pédagogique; mais en même temps je construis mon truc.
Ben oui, j'ai des valeurs; et pour moi, voir pleurer un enfant parce que lui il n'a pas le costume de la reine des Neiges, ou bien parce que le costume de la Reine des Neiges Prisunic de son copain est bien plus joli que le sien de la boutique Disney, je ne supporte pas et je pense que l'école ça ne sert pas à ce qu'il arrive de tels événements. Donc dans ma classe, depuis toujours, on fait comme au bon vieux temps du Carnaval de Nice (et toujours d'ailleurs, les personnes déguisées ayant l'accès gratuit au secteur payant) on construit son costume, en classe, Petits mais aussi Grands.
D'abord, il faut expliquer : non Juju, tu pourras garder ton costume de la Reine des Neiges pour la Place Masséna, mais, à l'école, tu mettras le costume que nous allons fabriquer.
Eh bien, croyez-moi mais, aucun refus. Tous les enfants, même de PS, le jour J, sont très contents de mettre LEUR costume.
Un récapitulatif des thèmes ?

dinosaures, grands monstres verts, Matisse ou Kusama, Matisse, pantins, Rois et Reines
Le costume s'intègre dans la programmation annuelle : sa confection commence à la rentrée des vacances de Noël, avec la confection de la couronne des Rois. Puis ensuite pendant les mois de Janvier et Février. Très souvent, j'ai conservé des éléments du costume en l'intégrant à l'œuvre finale de participation au Festival Art Plastique Enfant de mon département, en juin.
2. DANSES TRADITIONNELLES
Depuis maintenant de nombreuses années, ma programmation danse a pour point central la fête de Carnaval, avec la danse du lancer de paillasse, précédée d'une farandole. L'année commence toujours par l'apprentissage de rondes chantées. Dans ce blog, j'ai décrit plusieurs fois ces apprentissages dans les rubriques Carnaval et Danse. On y travaille la danse mais aussi le lancer , le travail au parachute, la coopération.
La création de la paillasse est aussi un projet différent chaque année. Quelques exemples :
de paillasses collectives ou individuelles :




CREATIONS DE DANSE
Au troisième trimestre, il y avait avant l'attentat un grand rassemblement en Mai pour toutes les écoles de Nice, la fête des Mais. Les MS et GS de mon école s'y rendaient toujours car le lieu jouxte quasiment l'école, aussi chaque classe est dotée de magnifiques et véritables costumes de niçois et niçoises. Les PS fêtaient à l'école. Depuis quelques années, notre école organise une fête niçoise entre nous ou élargies à d'autres écoles, avec buffet niçois et bien sûr, danse. A cette occasion, je revisite la danse de la paillasse vers une nouvelle chorégraphie plus "fun", ou bien j'innove. Le style est beaucoup moins traditionnel en ce qui concerne ma classe, et on s'amuse bien. Le costume est celui de chasubles colorés style dominos de Carnaval, et la musique varie chaque année, je parlerai de mon "fonds" dans le prochain article. Cela va de chansons traditionnelles versions hard rock à des compositeurs innovants comme le Corou de Berra ...

UTILISATION DU CORPUS TRADITIONNEL DANS LES ACTIVITÉS DE LA CLASSE
Ainsi, cette année, dans mon travail sur les émotions, j'ai utilisé une berceuse traditionnelle, Soun soun, travail évoqué dans ces articles. Je n'ai pas eu le temps de finaliser par un film que j'aurai voulu monter avec les enfants, mais ce fut tout de même un travail constructif et intéressant.
Cependant, en APC culturelles, avec un groupe de MS-GS, nous avons réalisé un petit film avec une comptine niçoise. Les enfants ont tout fait : dessins, production musicale, tournage

Je suis sûre que l'on peut étendre pour chacun ces propositions à d'autres régions. Le tout est de trouver des projets qui vous motivent personnellement, en restant soi-même. La tradition de toute façon, c'est bien cela, faire siennes des pratiques pour qu'elles restent vivantes !

mardi 24 juillet 2018

Klassroom et la formation des adultes

Dans mon précédent article, je vous parlais de mon bilan très positif de Klassroom dans ma classe à destination de mes parents d'élèves.
Pour l'année scolaire, j'ai décidé d'expérimenter d'autres fonctionnalités de Klassroom en en faisant un usage un peu différent, à destination de la formation des adultes.
1. EN FORMATION INITIALE :
- Comme je suis PEMF (professeur d'école maître-formateur), je suis en charge du tutorat de professeurs d'école stagiaires, en 2e année de leur master, en année de validation, en stage en alternance et en doublette : 3 semaines en classe/3 semaines en formation à l'ESPE. J'ai entre trois et quatre stagiaires chaque année. Tout le long de l'année, je vais les voir dans la classe, je les conseille, je les aide en cas de difficulté, et j'ai également un rôle dans leur validation : c'est sur mes rapports que s'appuie principalement l'IEN pour leur validation; ils ont également un tuteur ESPE qui les suit et avec qui je fais une ou deux visites conjointes.
Mon problème essentiel est qu'à part deux ou trois réunions maximum dans l'année, je ne vois ces stagiaires qu'en classe, mais jamais ensemble. Il y a donc des consignes, des conseils, valables pour la doublette, qui se "transmettent" oralement, ou pas, ou que je dois répéter et qui sont parfois compris différemment, et des conseils qui pourraient bien être valables pour les deux doublettes.
Leur plus gros problème de départ est la préparation de la rentrée : ils sont nommés après la fin des classes, donc n'ont la plupart du temps pas vu leur classe ni même avoir pu rencontrer leur directeur/trice, ils connaissent juste leur niveau de classe; selon les cas ils ne peuvent pas toujours rencontrer leur doublette (pas nommée, éloignée géographiquement).
Avantage de Klassroom :
- dès leur prise de contact avec moi, je crée une classe où ils s'inscrivent comme professeur. Ils ont donc accès à tout, y compris à la publication
- Je mets aussitôt en ligne toutes les ressources pour qu'ils puissent préparer la rentrée : sitographie, bibliographie, conseils
- ... ce qui leur permet de prendre tous les mêmes conseils sans que j'aie besoin de répéter, ou d'envoyer des courriels multiples beaucoup moins pratiques quand on a besoin d'y revenir (moi-même je les perds dans mes archives). Cela me permettra aussi de m'en servir d'archives toutes prêtes à l'emploi. Et c'est quand même beaucoup plus joli et agréable à lire qu'un courriel
-... et de poser des questions. Comme je réponds à chacun mais que tout le monde voit la réponse dans les commentaires, cela permet à mon groupe d'avoir des réponses aux questions qu'ils n'auraient pas oser poser, ou bien d'en poser de nouvelles sur les mêmes sujets, ou de discuter entre eux, via la publication ou via le chat.
- Cela me permettra que tout le monde, y compris dans la doublette, ait la même information. Cela n'a pas qu'un rôle informatif, c'est aussi important pour moi dans ma fonction officielle de formatrice et d'évaluatrice : preuve que l'information a été donnée. En cas de problème, notamment dans le fonctionnement de la doublette, c'est important et également facteur d'apaisement.
- De plus, avec les notifications, tout le monde aura la même information en même temps. Je vais donc pouvoir y intégrer les news de l'ESPE (date limite de tel ou tel travaux, nouvelles taches, informations diverses, nouveaux textes pouvant les intéresser)
Ca a les avantages d'un groupe Facebook privé sans avoir les inconvénients de Facebook et de ses intrusions
Je viens de démarrer avec ma nouvelle promo et ça marche déjà très bien. Je suis sûre que je trouverai de nouvelles fonctionnalités auxquelles je n'ai pas pensé. Ce qui est bien pour Klassroom, c'est que ça donnera à mes stagiaires envie d'utiliser l'application pour leurs élèves et leurs parents, au moins l'année suivante. On peut penser aussi que si le groupe fonctionne bien on peut le conserver pour les années suivantes où ils seront encore en formation comme T2 et T3 bien que chargés de classe ...
2. EN FORMATION CONTINUE
En tant que PEMF, je suis aussi chargée de taches de formation en renfort des Conseillers Pédagogiques en circonscription. Cette année par exemple, j'étais en charge d'un groupe de travail en Formation Continue sur les nouveaux livrets d'évaluation. Comme je regrette de ne pas avoir utilisé Klassroom :
- je travaillais dans une circonscription où les postes sont éloignés, entre la ville et des villages. Les enseignants ne se rencontrent donc que lors de ces réunions, et l'activité a été créée pour cela : faire un Conseil des Maîtres étendu à plusieurs écoles pour échanger ensemble. Mais le temps de se connaître lors de la première réunion ne suffit pas à créer tout de suite des liens d'échange et de connaissance. Pour échanger, nous avions une plateforme dans One Drive ; c'est pratique mais pas très convivial.
- Klassroom aurait permis d'échanger plus vite et de façon plus riche, en publiant les outils de chacun. L'inscription aurait été plus simple, et grâce aux notifications, un peu plus visible et "contraignante" qu'un simple courriel plus administratif. Le groupe aurait démarré plus vite et de ce fait aurait été plus efficace, car la dernière des quatre réunions arrivée nous sommes restés sur notre faim. Nous aurions aussi pu continuer à enrichir la discussion en gardant le groupe ouvert de façon beaucoup plus naturelle que là, où le travail est clos sur la plateforme institutionnelle.
Si j'ai un nouveau groupe de travail à la rentrée, je vais ouvrir une Klassroom, en espérant lancer cette dynamique.

vendredi 20 juillet 2018

Une année scolaire avec Klassroom : bilan très positif !



En Avril, je vous ai présenté Klassroom dans un article. A présent que l'année s'est terminée, il est temps de faire le bilan.
Pour résumer, il est extrêmement positif, pour toute sorte de raisons.

1. L'échange avec les parents 
Il a très bien fonctionné, de part et d’autre. 
- Tout le long de l'année, j'ai pu partager avec mes parents d'élève tous nos projets pédagogiques.
     * Cela a permis de faire pénétrer les parents dans la classe d'une autre manière que physiquement puisqu'avec les problèmes d'emploi du temps et les règles de Vigipirate c'est très difficile.
     * Les parents ont pu suivre les progrès dans leur progression, avec les différentes étapes
     * Ils ont pu le faire parfois en simultanéité avec leurs enfants : quand les chenilles ont fait leur cocon par exemple, ou quand les papillons sont nés, j'ai pu aussitôt, en utilisant mon portable, envoyer la photo ou même le film aux parents en même temps que les enfants le découvraient.
     * Les parents ont pu ainsi voir l'importance des projets, même (et surtout) en Petite Section. Ils ont pu comprendre ce que leur expliquait, ou pas, leur enfant, en parler avec lui et communiquer ainsi plus facilement et plus fréquemment que lorsqu'on envoie les cahiers en week-end.
     * Grâce aux commentaires, nous pouvions aussi partager l'enthousiasme, poser et répondre à des questions.

Ce à quoi je n'avais pas pensé : 
* Certains parents se connectent aussitôt un article paru, suivent de très près ce qui se passe et sont très réactifs et enthousiastes. C'est bon pour le moral des profs !
La grande majorité voit les articles dans la semaine, très peu  viennent rarement. Beaucoup utilisent la fonction messages et c'est très pratique !

* la fonction traduction de Klassroom à destination des familles non ou peu francophones ; je n'y ai pas vraiment porté attention mais d'autres collègues utilisateurs de Klassroom m'y ont sensibilisé, et c'est une très bonne piste pour pouvoir partager avec tous, mieux que je ne pourrai le faire seule qui ne maîtrise vraiment que l'Anglais !

2. La possibilité de garder une trace écrite, concrète, avec une très belle maquette
Je n'ai jamais été enthousiasmée par le cahier de Vie, qui demande beaucoup de temps, un budget conséquent si on veut l'illustrer dignement avec des photocopies couleur. Avec Klassroom, on garde la trace de tous les articles, les photos, respectant la réglementation (je ne publie jamais le visage des enfants non floutés), les films, permettent de partager toutes ces traces ;
De même, la possibilité de mettre des liens de documents, de films YouTube, permet de faire partager toute la partie audio avec les parents : les poèmes, les extraits musicaux, les extraits de spectacles vus à l'école avec les liens vers les artistes, complètent et même parfois valent mieux que le Cahier des Arts.

3. Une convivialité réservée à la classe
La privatisation de l'espace permet de communiquer plus en détail, ce que ne permet en aucun cas une page Facebook, où l'espace est partagé, où la réserve est de mise par sécurité.
Quand on travaille à deux collègues aussi c'est très pratique, ça évite d'expliquer longuement à l'autre ce qu'on a fait, une publication suffit souvent pour bien comprendre, et tout le monde se sent impliqué.

4. La simplicité et la rapidité
De la publication, des échanges ... 
* sur le plan collectif, pour la classe
* sur le plan individuel, pour toutes les petites tracasseries et détails de la vie de la classe : veste perdue, objet oublié, réponse à une information urgente

5. L'idéal serait de pouvoir totalement remplacer le cahier de liaison par Klassroom. 
Pour cela, il faudrait que tous les parents se connectent à Klassroom
Avec le nouveau Klassroom en septembre, ce devrait être possible :
- tous les parents auront la gratuité par le web, ou par l'application
- en présentant directement Klassroom en réunion de parents dès la semaine de la rentrée avec la projection du fil de l'année dernière, puis en organisant un suivi pour convaincre les réticents, et la nouvelle possibilité d'envoyer des alertes messages pour les nouveaux articles

Bref, Klassroom est devenu pour moi irremplaçable ! Ca tombe bien, car il n'est pas question de s'arrêter en si bon chemin. Je crois que mes collègues vont devoir s'y mettre, car mes anciens parents d'élèves vont le réclamer;

6. Mon idée est d'utiliser davantage Klassroom avec les enfants en l'utilisant à la place de mon agenda de classe Diary, surtout avec ma nouvelle classe de MS : les enfants peuvent, en dictée à l'adulte, légender les photos, annoncer les événements ...

7. J'avoue aussi que la rencontre avec l'équipe de Klassroom à Paris "en vrai" a été déterminante : leur professionnalisme, combiné à leur enthousiasme et à leur sincérité, m'a vraiment donné envie de continuer l'expérience, en communiquant également avec les autres utilisateurs enseignants très motivés également. L'application, avec nos échanges, va se perfectionner encore au plus près de nos besoins et de façon sécure et éthique. Cela forme une vraie communauté, qui double la communauté que j'ai pu créer avec mes parents d'élèves.

pour voir les nouveautés, c'est sur Facebook .


jeudi 19 juillet 2018

Comme dans mon livre de Géographie

photo Hatsuo Adachihara

Une étrange émotion m'étreint lorsqu'en haut du glacier, le guide nous a montré le Mont Blanc au loin. Il n'apparaissait pas comme la plus belle montagne, autour de nous il y en avait de plus découpées, de plus impressionnantes, de plus attirantes. Il était loin, et n'apparaissait pas si haut, à côté des Ecrins juste voisin, d'où nous avions vu de la lunette de la table d'orientation des gens encordés traverser le flanc.
Non, juste l'émotion de l'écolière, à la vue de la montagne sortie du livre de Géographie, avec en légende, en bas, en gras 4807m.
Juste parce que c'était lui, sur la grande carte du relief de la France accrochée au dessus du tableau noir, dont le nom était écrit en gros, sauf lorsqu'on tournait du côté de la carte muette le jour de l'interrogation écrite.
Je vais chercher un poster du Mont Blanc et je vais l'accrocher dans ma nouvelle classe, à la rentrée.