jeudi 21 juin 2018

FAPE 2018 : CONTRASTES (1) : préparation

Nous avons travaillé dans ce thème une notion pas évidente pour les Petits : ce que l'on voit très bien, qui contraste, et en opposition ce que l'on ne voit pas très bien, qui se camouflent.
J'ai eu l'idée de me servir des fleurs produites pas la presse vendue chez Willalex que j'aime tant.
Au départ, nous avons produit des fleurs aux couleurs emblèmes de nos équipes, et des fonds dans la même couleur :
- les fonds, à l'alizarine et créagel, passées à l'éponge sur des feuilles très lourdes de Fabriano pur coton
- les fleurs, mêmes peintures, passées au tampons mousse ou au tampons de coton placés dans un filet de babybel.

Ensuite, l'histoire :
- Les fleurs veulent se faire butiner par les papillons : il faut qu'ils les voient très bien !
- Les fleurs ne veulent pas que les vaches les voient et les mangent : il faut se cacher.
Un binôme, deux fleurs, deux feuilles devant eux les enfants cherchent où ils doivent coller en faisant des essais. Des enfants extérieurs au binôme disent s'ils voient ou non la fleur :
Et oui, on devine à peine la bleue !

Et pourtant, la plupart des enfants, qui posent leur fleur, ont beaucoup de mal à se rendre compte qu'on ne la voit pas si elle est de la même couleur : pour eux, c'est leur fleur, donc ils la voient ! Alors, il faut s'éloigner pour comprendre




Le résultat final est très beau, surtout quand on colle ensuite les gabarits : 

La touche finale : de petits papillons réalisés par Maîtresse Dominique avec les enfants dans du papier d'emballage pour un autre projet, avec la même presse ...

Pour plus tard, quand les productions du FAPE auront réintégré l'école, un grand papillon réalisé par pliage avec des restes de flacons de peinture











mercredi 20 juin 2018

Elevage de chenilles : la suite (3)

Presque toutes les chenilles sont en cocon maintenant. Il était temps, c'était devenu un vrai problème pour les nourrir suffisamment ! Nous avons 53 cocons et quelques chenilles restantes que l'on voit prêtes : elles changent de couleur. Quelques décès aussi : des échecs dans la construction sans doute ...





Les cocons étaient si serrés qu'en les séparant j'ai récupéré une sorte de gaze que les enfants ont touchée et qui permettaient de comprendre ce qu'était la soie (je n'ai pas eu le courage de leur dire comment c'était fabriqué ! )

Les plantations de pomme de terre


Nos plantations de pommes de terre

J'aime beaucoup planter des pommes de terre avec les enfants. Je retrouve la joie et les petits mystères que je partageais enfant avec ma mère .
En avril j'ai trouvé chez moi des pommes de terre bio oubliées dans un coin de ma cuisine et je les ai rapportées à l'école. Les enfants les ont observées : ils ont vu des "tiges" et des racines. J'ai sorti la loupe pour mieux observer
J'ai proposé de les planter dans le bac extérieur où seule la sauge avait survécu à l'hiver. Très vite, des tiges et des feuilles ont grandi, grandi, comme dans "Jack et le haricot magique".


Au retour des vacances, des enfants d'autres classes ont gratté nos plantations, certains pieds étaient presque déterrés. Nous étions assez tristes, mais en même temps, cela a permis de bien comprendre le processus de croissance de la plante. Nous avons bien enterré de nouveau et placé de petites barrières autour du bac pour le protéger.



Nous les soignions tous les jours,

 et il faut dire qu'avec tout ce qu'il a plu, nous n'avons pas eu de problèmes d'arrosage ! Cela a permis d'observer la croissance de la plante, les insectes qui venaient grignoter les feuilles (la chenille qui faisait des trous !), le détail des feuilles. 
Mais la plante n'a pas eu le temps de fleurir : d'autres petites mains moins expertes sont venues couper les bourgeons de fleurs. Heureusement que cela n'a aucune incidence sur les récoltes ! 

Ces derniers jours de juin, on commençait à voir dans la terre comme une petite pomme de terre. Les plantes donnaient un réel signe de fatigue et jaunissaient. J'avais peur que les mêmes mains moins expertes y grattent pour voir de plus près. L'heure de la récolte avait sonné.







Tous les enfants pensent que les plantes vont mourir. Je décide donc que nous allons arracher les plantes. Allez, arrachons les tiges ! Mais dessous, surprise !  il y avait  de nombreux petits" bébés pommes de terre", et même pas mal de grosses ! Chaque fois je me dis qu'il faudrait enregistrer ce moment très émouvant où les enfants découvrent "les bébés pommes de terre" ! 


Pour mieux observer, après l'arrachage du premier pied en collectif, chaque équipe de 7 élèves arrache un pied avec moi pour voir de plus près. 

On a découvert ainsi qu'il ne restait plus de la vieille pomme de terre que l'on avait plantée qu'un "truc" ratatiné, ou même seulement la peau, cela n'a pas été facile aux enfants de l'admettre, mais en observant bien, on l'a vu.



Il y en a aussi de très petites, qui n'ont pas eu le temps de devenir grosses.




La récolte a été très abondante !


Il a fallu laver les pommes de terre puis les mettre à bouillir.





Apparemment, beaucoup enfants ne savaient pas ce qu'il fallait faire avec une casserole pour faire cuire des pommes de terre. Il semble aussi qu'ils n'avaient jamais vu de l'eau bouillir (il faut dire qu'en général ce n'est jamais à leur hauteur et comme c'est dangereux les parents évitent) : ils ont ri : oh ça fume ! oh ! ça fait des bulles !

Une fois cuites, on les a égouttées dans une passoire , écumoire (mots inconnus d'eux). Et nous les avons mangées !
Mais avant nous avons fêté les anniversaires d'avril et mai : avoir une patate d'anniversaire, ça n'arrive qu'une fois dans la vie ! Les grosses sont pour ceux qui allaient les manger, les petites pour ceux qui ne voulaient pas, pour garder le symbole



Elles étaient vraiment délicieuses ! Quelques enfants ont refusé d'en manger, mais tous les autres en ont redemandé !



mercredi 13 juin 2018

Elevage de chenilles : la suite (2)

La première chenille à faire son cocon a été très gentille : elle a travaillé aux heures de classe. Du coup elle a été filmée en direct par votre envoyée spéciale


Ames sensibles s'abstenir ! Les chenilles font tellement de déchets qu'il faut bien les stocker quelque part pour vider la boîte des crottes et des squelettes de feuilles. Les enfants volontaires ont aidé au déménagement temporaire ...

samedi 9 juin 2018

Elevage de chenilles : la suite

L'année dernière j'ai omis de finir ma série d'articles sur les chenilles, aussi je reprends cette année alors que nous avons surpopulation : 90 chenilles, pas moins !
Nos chenilles ont a présent énormément grossi depuis les œufs et les "vermisseaux" d'il y a trois semaines ... Elles dévorent et finissent tout très vite, quelle que soit la quantité.
Il est très facile d'apercevoir non seulement les squelettes des feuilles, mais les nombreuses crottes produites. Pour nettoyer la boîte, j'ai proposé aux enfants de déménager une ou plusieurs chenilles maintenant qu'elles ne sont plus fragiles. Presque tous ont accepté ; il est vrai qu'elles sont très douces, et sentir leurs petites pattes les amusent beaucoup. Ensuite, j'ai proposé aux enfants de faire grand silence, et chacun son tour est venu au dessus de la boîte tendre l'oreille : on entend très bien les chenilles grignoter, c'est très émouvant !

lundi 16 avril 2018

Un préau pour mon école

En ce printemps pourri, bien des enseignants déplorent l'absence de préau dans leur école, puisque cet élément n'est pas souvent présent dans les bâtiments conçus ou réaménagés, ceci depuis bien longtemps. Je suis tombé sur cette cabane sur le site de Deezen et j'ai aussitôt flashé ! Quelle merveille !




dimanche 15 avril 2018


Pour les enfants de l'école élémentaire entre 8 et 12 ans, un site très intéressant pour parler de la Shoah aux enfants un peu autrement : le Grenier de Sarah, fait par le mémorial de la Shoah et le Ministère de l'E.N. Des récits d'enfants, mais également des chansons, des histoires, des contes, pour découvrir aussi la vie juive "d'avant ".
Quelques explications ici