mardi 20 octobre 2015

La tête en bas pour la Grande Lessive

J'ai trouvé le sujet de la Grande Lessive bien difficile pour des PS en début d'année ! Aussi le sujet s'est plutôt transféré des Activités Plastiques aux Activités Physiques !
En un premier temps, nous avons essayé de mettre la tête en bas, mais pour des Petits, c'est bien difficile de trouver des situations variées. Aussi nous avons cherché quelques animaux pour nous aider : la girafe, le singe ...
Puis nous avons aussi utilisé notre parcours gymnique.
Ensuite, nous avons fini sur le toboggan du parcours.
Nous avons photographié chacun la tête en bas, dans des positions originales,
 ou bien dans les positions que les autres avaient trouvé et que l'enfant reproduisait, ce n'était déjà pas si mal !
Même notre mascotte Léo y est passé , et la maîtresse aussi

Sur la photo imprimée en Noir et Blanc, chacun a repéré sa tête, et nous avons placé la flèche. Ensuite, chaque enfant a tenté d'entourer son corps avec des étoiles.

Un petit coup de plastifieuse, et hop ! l'expo est prête.
Une fois accrochée, la classe continue à jouer le jeu !
Nous figurons même sur le Facebook de la Grande Lessive !


jeudi 17 septembre 2015

Les grenouilles de la rentrée.

Sur Pinterest, j'avais découvert tout un tas de portes de classes décorées pour la rentrée et cela m'a fait envie. J'ai décidé de me lancer pour cette rentrée.
 Dans mon école, la couleur de ma classe est le vert. Aussi, j'ai acheté pour la presse à découper un motif de grenouille et mon atsem a réalisé une grenouille par enfant dans un papier 160g vert. J'ai disposé ces grenouilles sur la porte, avec de la patafix, dans une petite mare bleue, les deux jours de rentrée où j'ai accueilli mes élèves en demie classe.

Chaque enfant choisit la grenouille qu'il veut s'approprier. J'écris chaque lettres de son prénom sur une petite étiquette jaune, puis l'enfant colle des étoiles, vertes pour les garçons, dorées pour les filles.


Nous plastifions ensemble : le spectacle de la machine qui presse en rendant brillant a un succès assuré !
Puis l'enfant place les yeux autocollants.
On cherche ensuite le porte-manteau et on affiche la grenouille.
La décor du couloir est fort jolie à présent !






mercredi 16 septembre 2015

eau vive



:-(

Une des premières chansons que j'ai chantées à l'école, que j'ai joué sur ma petite flûte d'école , déchiffrée sur la partition copiée dans le cahier de musique ...

mardi 15 septembre 2015

Les ateliers de la rentrée : premiers tris de couleurs

Pour que les Petits apprennent à travailler assis à une table, j'ai sorti presque tous les jeux de tris et d'assemblages simples :

 











Pour favoriser les tris par couleur, j'ai sorti les assiettes mais ça n'a pas suffit pour la plupart :

Pourtant, Estelle n'a pas besoin d'assiettes pour se lancer dans les tris de couleur :
Mais quand ensuite je les distribue, toute la table s'y met :
...ou presque :

Certains préfèrent trier autrement, bien sûr le rose:

Ici, cet élève fabrique des réseaux de couleur : parmi les fleurs qui lui restent disponibles, il choisit d'abord le rose, puis le jaune, et enfin le bleu, alors que l'enfant d'en face ne trie rien du tout et reste dans le plaisir du remplissage :

Les filles m'ont fait "une route" :






dimanche 23 août 2015

Ma laïcité (2) : un combat quotidien



La laïcité est un combat, pour chacun, en chacun déjà. Ma laïcité est un combat, quotidien, avec moi-même. La part en moi qui croit, qui pense en croyante, qui espère en croyante et qui juge ainsi ; celle en moi qui travaille au sein d’un établissement public, qui pense en enseignante, qui prend des décisions pour mes élèves, qui discute avec leurs parents ; cela fait presque quarante ans que je gère cette schyzophrénie. en est-ce vraiment une ? ca l’est devenu, officiellement en tout cas.
Certains de mes amis, de mes connaissances, ne font pas ainsi. Ils ont en quelque sorte choisi leur camp, celui de la religion. Ils en portent les signes extérieurs, leurs enfants vont dans une école confessionnelle. C’est un choix respectable. En cela, ils n’imposent pas à la société leurs phobies alimentaires, leurs agendas, leurs bibliothèques. Cependant, ils l’imposent à leur famille, à leurs enfants , vivant en autharcie. C’est une position que je ne partage pas, car justement c’est le partage que j’aime dans l’école publique, ou plûtot je devrais dire que j’aimais, avant. Lorsque j’avais le CE2 et que l’on étudiait le calendrier, que chacun parlait de son nouvel an, de ses fêtes. Qui ose encore le faire aujourd’hui ?
Chaque jour, il faut remettre en question ce que j’entends, ce que je vois, les décisions que je dois prendre. Bien sûr, c’est le lot de chaque enseignant, son devoir. Mais le poids de la laïcité a pris peu à peu une place considérable. Volontairement ou involontairement. Quotidiennement, des questions qui étaient des évidences au début de ma carrière, se rajoutent aux problématiques quotidiennes.
Des exemples ?
-       Les événements attendus : peut-on fêter encore Noël ? Comment le faire ? Evacuer Jésus-Joseph-Marie-les Anges, ça je l’ai toujours fait. Faire un sapin ? Mettre une étoile au sommet ? Le Père Noël auquel tous mes Petits croient dur comme fer ?
-       Les événements inattendus : répondre au père qui pense que si l’on ne sert pas des repas hallals à la cantine on empoisonne son enfant ? Puis-je distribuer les bonbons Haribo donnés pour tous par cette famille pour l’anniversaire de leur fils ? Que dire à la mère qui s’inquiète des tableaux de nus au Musée Matisse ? Comment parler de la différence fille-garçon avec ce petit garçon aux cheveux très longs et chaussettes à fleur que tout le monde prend pour une fille ?
Certains de mes collègues choisissent le silence. Je les comprends, j’essaie de ne pas juger. On n’en parle pas. Point. On ne doit pas se substituer aux familles. Je ne peux m’y résoudre.
Ainsi, ne pas fêter Noël ? Se priver de convivialités, de petits bonheurs, de découvertes dont la maternelle est faite ? Laisser dire que les enfants sont empoisonnés à l’école ? Ne pas gérer la différenciation sexuelle ? Boycotter les peintres, les musées ?

Ne pas s’y résoudre, ce n’est pas la solution de facilité, et ce n’est sans doute pas la solution la plus sage, en tout cas certainement pas la question la plus reposante. C’est aussi épuisant, déprimant : on perd un temps précieux à réfléchir à des détails alors que le but est d’éduquer les enfants, de leur permettre d’apprendre à lire, à compter, un combat parfois démesuré contre les aprioris, les déterminismes sociaux ….

Ma laïcité (1)



Ces derniers jours, quatre écoles de ma commune ont été vandalisées. Quatre, dont au moins une maternelle. Ces faits me révoltent tout autant qu’ils me déconcertent. Je n’arrive pas à accepter comment des ados, des enfants, peuvent en venir à défoncer une maternelle, c’est-à-dire balancer des peintures, casser des poupées, déchirer des productions d’enfants de 4 ans. Bien sûr, on peut me l’expliquer, j’entends les arguments. Mais quelque chose en moi refuse, vomit, se cabre et pleure.
Beaucoup de discours contradictoires autour de moi, relayés par les médias, par facebook, suscitant des discussions sans fin, des solidarités parfois surprenantes, des fritages aussi avec des gens que j’estime, peut-être des ruptures.

Pour tenter de me soulager un peu le cœur, alors que nous avançons à grand pas vers la rentrée et qu’il me faudra toute mon énergie, je vais créer une série de textes pour parler de ma laïcité. De ma de ma pratique, de mon combat. Pas de grands discours, pas de statistiques sur lesquels s’appuyer. Rien que moi, ma façon de faire face avec ce que je suis, à la fois entière dans mon enthousiasme ou mes révoltes, à la fois multiple dans la façon dont la vie a façonné mon âme.
A suivre, donc, à bientôt ?