dimanche 22 septembre 2019

Activités autour des petits nombres et puzzles (1)

Dans ma nouvelle classe, j'ai fait l'inventaire de tous les puzzles et je voulais mettre en place le plus vite possible un brevet de validation. or, toutes les boîtes étaient mélangées,

il y avait certainement des pièces manquantes, des doublons. J'ai décidé de faire participer mes élèves.
D'abord, grande opération de tri et de confection de puzzles tous azimuts, par équipe :






Ensuite, après que la maîtresse aie validé en photographiant chaque puzzle, l'enfant le place dans une barquette. Puis, avec l'aide de la maîtresse et du groupe, chaque élève compte le nombre de pièces et on place l'étiquette nombre.

Puis, dans la séance "Calcul mental", collectivement, tous ensemble, au coin regroupement, on classe les barquettes par nombre de pièces, avec de grandes caisses avec une étiquette nombre. J'ai bricolé une aide au tableau (j'aurais du mettre les étiquettes mais je ne les ai pas encore retrouvées dans mon déménagement)


L'atelier puzzles et son brevet (issu du site matern@iles) est prêt à être utilisé.

Les enfants le valident en tamponnant une petite étoile dans la bonne case, et je valide moi-même avec le tampon dateur. 

samedi 14 septembre 2019

Licorne et mammouths ne font pas bon ménage : lettre ouverte de Klassroom à notre ministre

 Vous savez tout le bien que je pense de Klassroom, je l'ai dit ici. Je n'avais pas encore eu le temps de vous parler des nouveautés 2019, dont celles-ci que j'apprécie particulièrement
- Sur l'application, possibilité pour tous les parents, c'est-à-dire gratuitement, d'avoir accès à toutes les publications sur 24h (l'année dernière c'était seulement la dernière publication). Par le web, tout est accessible
- Possibilité de faire l'appel de sa classe.
Mais voilà, quand quelque chose est efficace, convivial ET entièrement légal, il faut croire que ça ne plait pas à tout le monde. Et dans certains endroits, c'est plutôt dur dur. C'est pourquoi aujourd'hui je diffuse leur lettre ouverte : je veux une longue vie pour Klassroom et ses utilisateurs (je suis intéressée, lol !)
Monsieur le Ministre,
Je suis le co-fondateur de Klassroom, l’application de communication entre les parents et les professeurs des écoles. Lorsque nous nous sommes rencontrés en août 2018 à Ludovia, je vous avais fait part de difficultés rencontrées par certains professeurs des écoles face à leur hiérarchie qui leur interdisait l’utilisation de notre application. La situation s’étant profondément aggravée, je souhaite aujourd’hui vous adresser cette lettre ouverte dans un souci de transparence vis à vis des professeurs des écoles qui nous ont accordé leur confiance.
Depuis plusieurs mois, les interdictions émises à l’encontre de Klassroom se sont transformées en messages d’intimidation, voire en menaces à l’encontre de nos utilisateurs enseignants du premier degré. Un grand nombre d’entre eux se voient d’ailleurs obligés de se cacher pour utiliser Klassroom alors qu’ailleurs, comme dans l’Academie de Versailles (avec laquelle nous avons signé un accord), d’autres peuvent utiliser Klassroom avec le plein soutien de leur hiérarchie. Cette différence de considération d’une académie à une autre est une aberration.

Contexte

Nous avons pourtant fait tout ce qu’il était en notre pouvoir pour mettre un terme à ces problèmes. À la suite de nos échanges à Ludovia, j’ai rencontré le Délégué à la Protection des Données que vous veniez de nommer : Gilles Braun. Nous avons procédé, à sa demande et à celle de son cabinet, à de nombreux ajustements au sein notre application, mais aussi dans nos conditions générales d’utilisation, afin de mettre Klassroom en conformité avec toutes les exigences du Ministère de l’Éducation nationale et du RGPD.
A l’issue de ces nombreux mois de travail en lien avec le Délégué à la Protection des Données (DPD), il était question qu’une communication soit réalisée auprès des directeurs académiques des services de l’Éducation nationale (DASEN) par le ministère pour les informer du travail effectué, afin de lever une fois pour toute ces blocages.
À mon plus grand regret, cette communication n’a jamais été faite. De surcroît, le cabinet du Délégué à la Protection des Données Gilles Braun a rompu toute communication depuis Janvier 2019. Vous comprendrez donc que la situation soit intenable.
En Juillet dernier, en préparation de la rentrée scolaire qui s’approchait, et afin d’éviter de nouveaux blocages de la part des inspecteurs de l’éducation nationale (IEN), mes équipes et moi-même avons pris l’initiative — après en avoir informé le Délégué à la Protection des Données — de contacter l’ensemble des rectorats afin de les informer nous même de toutes les avancées accomplies par Klassroom, en concertation avec le Ministère. À ce jour, nous n’avons toujours pas eu de retour de la part des différents rectorats et du DPD.

Depuis la rentrée 2019

Nous sommes désormais mi-septembre 2019. La rentrée est passée, et comme depuis ces derniers mois, notre quotidien rime avec la réception de témoignages accablants/désolants de la part des professeurs des écoles. Je me permets de vous en citer quelques uns ici:
« Bonjour, Tout d’abord merci pour votre application. Les parents d’élèves ont grandement apprécié et moi aussi d’ailleurs ! Pour autant, en Septembre, je ne pourrai pas renouveler cette expérience car lors de la dernière réunion avec l’IEN, elle nous a demandé d’en arrêter l’utilisation »
« Bonjour, j’utilise Klassroom depuis 2 ans. Ce sera ma 3ème année, malgré l’interdiction orale de notre IEN. Je suis quand même ennuyée d’être obligée de me cacher pour le faire. Et me demande ce que je risque si je persévère. Merci pour votre application qui permet une merveilleuse communication avec les parents »
« Mon questionnement est de savoir si la liberté pédagogique existe encore et si je peux, bien que je vais attiser leur colère puisque je persiste, utiliser Klassroom légalement, sans qu’on puisse me contraindre à utiliser des outils que je n’aime pas ? »
Comme vous pourrez le lire, ces témoignages, qui ne sont qu’une infime partie de ce que nous recevons chaque jour, sont représentatifs d’un grave malaise au sein de l’institution que vous représentez.
Certains professeurs nous ont également transmis des messages et lettres provenant de leur hiérarchie.
Plusieurs de ces messages menacent les enseignants d’un « risque pénal » qu’ils prendraient s’ils continuaient à utiliser l’application Klassroom ! Si dans de nombreuses lettres, les supérieurs hiérarchiques des enseignants (IEN) ont tout de même l’honnêteté de préciser qu’ils ne peuvent pas légalement interdire Klassroom, il est clairement statué qu’il est « fortement déconseillé » de l’utiliser. Ces formes d’intimidations qui misent sur la peur des professeurs des écoles face à leur hiérarchie pour bloquer Klassroom paraissent invraisemblables.

Klassroom : un outil qui change tout dans la relation avec les familles pour le premier degré

Klassroom connait un engouement viral et sans précédent de la part des enseignants et des parents d’élèves. Nous recevons des milliers de témoignages. L’application est une véritable révolution dans la communication entre l’école et les familles. Dans son approche, Klassroom casse les codes des outils numériques traditionnels du monde de l’éducation. Klassroom casse également l’ordre établi par l’installation des environnements numériques de travail (ENT) dans les écoles, poussés par les académies et financés par les communes. Si l’intérêt des ENT dans le second degré n’est plus à démontrer, dans le premier degré, ils sont trop complexes et en décalage avec les usages modernes, et se révèlent donc totalement inefficaces. Les enseignants comme les familles ne s’y connectent pas ou très peu.
Sur Klassroom, l’interface est très simple et accessible à tous les parents, même lorsqu’ils ne sont pas spécialement à l’aise avec la technologie, et même lorsqu’ils ne parlent pas la même langue — l’application traduit dans une centaine de langues les messages du professeur pour les parents allophones -. L’impact social de Klassroom, notamment dans les REP+, est une grande fierté pour nous.
L’engagement des enseignants autour de Klassroom est si fort que malgré les blocages que nous rencontrons, le nombre d’enseignants qui adoptent notre application augmente de manière exponentielle. La semaine de la rentrée par exemple, une classe était créée sur Klassroom toutes les 30 secondes !
Monsieur le Ministre, après vous avoir exposé la situation par oral il y a quelques mois, et désormais par écrit avec le présent courrier, il nous paraît urgent que sous votre impulsion, un message clair et homogène soit enfin adressé aux centaines de milliers de professeurs des écoles qui utilisent Klassroom et qui ont à coeur de renforcer leur relation avec les parents pour le succès des enfants. Votre intervention est indispensable afin de leur permettre d’accomplir leur mission d’enseignement dans la plus grande sérénité.
Convaincu que vous porterez attention à ma demande au vu de la gravité du sujet, sachez que je reste à votre entière disposition pour vous apporter tous les éléments qui seraient nécessaires à la résolution rapide de cette malheureuse situation.
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma plus haute considération.
Frank-David CohenPrésident de Klassroom

jeudi 12 septembre 2019

Rituels façon MHM et marottes

Toujours dans l'idée MHM maternelle, j'ai commencé les rituels de Maths. Pour cela, j'ai puisé dans mon Accès MS de période 1, la petite comptine de numération
"Dans ce carton
Je peux cacher
Tout au fond
Mon corps en rond

Si vous voulez me voir frappez trois coups

Coucou c'est moi !"

et j'ai arrêté là. J'ai laissé tomber la suite qui énumère le corps, pour me concentrer sur la comptine numérique.

Rien de bien original dans ce processus, j'ai suivi le guide du maître. Mon seul grain de sel, c'est que j'ai changé le début
"Dans ce cornet ..."
car j'ai changé le matériel ! J'ai sorti ma collection de marottes et le succès à été assuré !

Ca a permis de garder l'attention de tout le monde au moins 8 fois : 2 fois par cornet : 1ère fois les volontaires essaient, et on découvre quel animal se cache dans le cornet ...2e fois tous ensemble pour le plaisir de recommencer 

Pour continuer à consolider ou installer la comptine, j'ai l'intention d'organiser des ateliers en petits groupes. Différentes modalités peuvent s'installer selon les groupes :
1 atelier de soutien avec moi : je tiens la marotte et les enfants frappent
1 atelier de soutien ou de consolidation : un élève "compteur" tient la marotte, son camarade en soutien compte et le compteur ne sort la marionnette que si c'est juste 
1 atelier plus ou moins autonome ou les enfants s'exercent entre eux.
Il est évident qu'ensuite on pourra compter plus loin : je suis sûre qu'un enfant va avoir l'idée de proposer le jeu ! On peut même compter moins loin pour que tous réussissent...




mercredi 11 septembre 2019

Nouvelle école, nouvel accueil du matin

Dans ma nouvelle école, les enfants sont accueillis dans la cour, avec tous les enfants de l'école. Ce n'est pas très favorable pour dire bonjour à chacun. Aussi, j'ai décidé de pratiquer ce rituel du bonjour que j'avais vu sur internet et que je trouvais très sympa lorsque nous regagnons l'intérieur du bâtiment.




Je n'ai retenu pour l'instant que trois gestes dans la liste. j'ai cherché sur Google images de jolies images bien parlantes, imprimé, plastifié et le tour est joué !
Je les ai accrochées dans mon couloir tout vide à côté de la porte d'entrée de la classe. Le premier matin, les enfants étaient plutôt timides, mais ça y est, je crois qu'ils aiment beaucoup ! Certains ont encore du mal à articuler le bonjour, mais tout de même, ça vient plus facilement !

dimanche 8 septembre 2019

Cahier-journal et domaines d'apprentissage

Ca y est, déjà une semaine de classe passée !
Depuis que je suis en maternelle, moi, la vraie geek, j'écris mon cahier journal à la main. En fait, j'ai besoin de préparer ma feuille de journée, et j'écris mon cahier-journal après coup à la main : à l'ordi, je mémorise beaucoup moins.
Depuis quelques années, j'utilise un seul registre pour les évaluations et le cahier-journal. J'oscille entre l'Agenda de l'Enseignant Oberthur, léger et facilement transportable, mais il m'en faut deux par an, et l'Agenda de Bord Clairefontaine, robuste et très épais.
L'année dernière, j'avais un Oberthur.
J'ai essayé de travailler avec les nouvelles modalités d'apprentissage: apprendre en jouant, apprendre en mémorisant, apprendre en s'exerçant, apprendre en jouant. J'ai essayé en utilisant des couleurs:
(il faut cliquer sur la photo pour pouvoir lire ...)

C'était une vrai usine à gaz, ou plutôt Beaubourg ;-). Trop difficile à gérer.

Cette année, c'est Clairefontaine qui a gagné mon choix, et il est en cours de customisation.

L'avantage est qu'il y a plus de cases, donc je peux y inscrire tous les domaines (lignes) et toutes les modalités d'apprentissage (colonnes)en un tableau à double entrée. Je laisse la première ligne vide pour y intégrer les livres et les chansons-comptines, de façon à vite les retrouver en feuilletant.
J'écris en rouge les Projets.

Bon, c'est la première semaine, c'est encore un peu vide. Tant mieux, ça me permet de tâter pour voir si je continue comme ça ...

 


mercredi 28 août 2019

Essayer la MHM en maternelle : les fondamentaux (20) : mise en œuvre de la méthode pour la maternelle (4) : la résolution de problèmes


Les problèmes numériques
« Résoudre un problème, c’est comprendre une histoire. Le contexte doit être accessible. Il ne faut pas oublier que ce n’est pas un exercice de compréhension, mais bien une activité mathématique. Si le contexte ne parle pas à un élève, on reformule dans un contexte accessible, en gardant le même schéma de problèmes. (…)
Pour construire une représentation juste des problèmes (les élèves) disposent en outre de la « boîte à problèmes » qui est une boîte contenant du matériel pour les aider à modéliser éventuellement la situation. Ce matériel consiste en de petits personnages pour mimer l’histoire, des jetons, des dés, des cartes, etc. »
Je retiens ceci dans un coin de ma tête : dans le coin math, stocker des boîtes à problèmes pour que chaque élève qui en ait besoin puisse aller la chercher; pour son contenu, il faut y réfléchir en fonction des situations que l'on rencontre en cycle 1 ...

Les problèmes non numériques
"Plusieurs fois dans l’année les élèves seront confrontés à des problèmes de recherche, qu’on appelle aussi « problèmes ouverts ». Ils vont être travaillés lors des quatre séances de rallye maths qui ont lieu chaque année dans la méthode. On en trouvera aussi dans certaines situations d’apprentissages proposées en classe. 
Ces problèmes sont difficiles mais sont appréciés. Ils demandent un travail collaboratif, de la persévérance, mais aussi la capacité à envisager différentes façons d’aborder un problème. Ils sont aussi l’occasion pour certains de témoigner d’autres qualités et de se mettre en avant. Ainsi des élèves en grande difficulté ont été très efficaces sur des problèmes dits de logique et ont gagné en confiance."
En cycle 1 aussi on constate ce phénomène. Ainsi les élèves ont beaucoup apprécié la recherche autour de l'album de Philippe Corentin l'ogre, le loup, la petite fille et le gâteau que je relate ici.
J'ai l'intention également de mettre en place un rallye mathématique que je testerai dans ma nouvelle classe, soit en collaboration avec mes collègues, soit autrement, j'ai le temps d'y réfléchir. Sur le site MHM, Nicolas Pinel nous fait une proposition de rallye mathématique, le rallye MatHernelle pour le cycle 1 


lundi 26 août 2019

Essayer la MHM en maternelle : les fondamentaux (19) : mise en œuvre de la méthode pour la maternelle (3) : le calcul mental


Nicola Pinel aborde ensuite le Calcul Mental
"Le calcul mental ne doit pas être résumé à de simples techniques. Il a un rôle fondamental dans les apprentissages, en lien avec le calcul instrumenté et le travail sur les estimations et les ordres de grandeur qui est à renforcer.
Le calcul automatisé consiste pour l ‘élève à retranscrire des résultats stockés et mémorisés (…) La maîtrise des automatismes est primordiale pour alléger la charge cognitive dans des tâches plus complexes.
Le calcul réfléchi sert à travailler plusieurs stratégies pour répondre à une même consigne. (…) L’enseignant explicite les procédures des élèves, les confronte.
On gardera à l’esprit que le calcul mental n’est pas l’apprentissages de recettes de calcul sans compréhension, mais plutôt une gymnastique réfléchie et consciente sur les nombres, les propriétés des opérations, s’appuyant sur des connaissances mémorisées.
Le calcul réfléchi est favorisé afin d’entraîner l’élève à réfléchir par lui-même et à faire preuve de souplesse dans son rapport aux mathématiques, en osant chercher et essayer."

Au cycle 1, toute activité sur le nombre commence par être du calcul réfléchi, qui devient peu à peu du calcul automatisé (ajouter 1, retrancher 1 pour intégrer la comptine numérique)
Il y a des activités classiques de calcul avec les doigts que les élèves aiment beaucoup. J'en décris une dans cet article
L'année dernière, j'ai beaucoup travaillé sur ce point dans mes rituels de calendrier, et mes élèves ont énormément progressé dans ce domaine ainsi que moi en ce qui concerne pédagogie et didactique.
L'ensemble des articles sur ce point est regroupée ici. En même temps, on peut y voir que l'on est à la fois dans le calcul réfléchi et la situation problème pour la quasi-totalité des élèves.
Cette année je compte développer cet aspect calcul mental quotidien en continuant mes situations-problèmes sur les rituels, et avec chaque situation qui le permettra. Faire un jeu connu et travaillé auparavant avec la mascotte par exemple, collectivement, ce qui permet "naturellement" moins de manipulation : la bataille par exemple, ou les dominos ...