lundi 17 août 2020

MHM Maternelle : le guide (4) : ch. 4 les principes didactiques (2)

 

4.G. Le vocabulaire mathématique

    4.G.1. Définition : chiffre et nombre

    4.G.1.a le chiffre
    4.G.1.b le nombre
Le nombre est un concept, une idée.
Dinstinction entre "nombre" et "nombre de" importante
    usage cardinal du nombre
        question "combien?"
        L'usage cardinal est difficile, mais indispensable et premier à la construction du nombre
    usage ordinal du nombre
        question "où ?"
        privilégier 1er, 2e, plutôt que 1, 2
        la ligne numérique et l'outil qui permettra aux élèves de lier ordinal et cardinal
   usage nominal du nombre
        différence entre nombre et numéro; Un numéro n'est pas un nombre
Je ne comprends pas cette différence : qu'en est-il de la date ? Pourquoi le numéro de la maison n'est pas un nombre ?

4.G.2. Le système décimal

"Le choix est fait dans la méthode heuristique de passer si besoin par un intermédiaire qui a plus de sens : dire "dix-un" pour onze, "dix-deux" pour douze, etc.
4.G.2.a Le subitizing
4.G.2.b L'énumération
pour éviter la récitation de la comptine numérique pour compter
4.G.2.c La correspondance terme à terme
pour les comparaisons entre les collections
4.G.2.d Le comptage
cinq principes de comptage (Gelman et Gallistel):
1. Le principe de correspondance terme à terme
2. Le principe de suite stable (ordre précis et immuable des mots-nombres)
3. Le principe cardinal : lorsqu'un élève compte, le dernier mot-nombre énoncé correspond au cardinal de la collection.
4. Le principe de l'indifférence de l'ordre
5. Le principe d'abstraction
Selon G et G , les élèves doivent mettre en œuvre tous ces principes de façon organisée pour réaliser un comptage. Compter, ce n'est pas dénombrer.
4.G.2.d Le dénombrement
Dénombrer, c'est déterminer la quantité d'une collection, peu importe la procédure utilisée.Favoriser non le comptage-numérotage mais le comptage-dénombrement (Brissiaud)
4.G.2.e Le calcul
les élèves peuvent procéder de deux façons pour réaliser des calculs.
1. utiliser la comptine numérique pour le "comptage" avec procédures :
- le recomptage : l'élève considère les deux collections à ajouter comme une unique collection et dénombre l'ensemble de la collection.
- le surcomptage : l'élève dénombre une des collection dont il mémorise le cardinal puis continue à énoncer la comptine numérique en énumérant les éléments de l'autre collection
- le décomptage : l'élève doit enlever une collection d'une autre
-le double comptage : l'élève doit par exemple compléter une collection pour atteindre un cardinal donné
2. utiliser des faits mémorisés et les propriétés des nombres pour le "vrai" calcul numérique. (deux et deux quatre). C'est ce vers quoi il faut tendre pour abandonner les procédures de comptage en CP et privilégier des calculs prenant appui sur les décompositions des nombres, les relations connues entre les nombres (suivant, précédent, les doubles, les compléments).
4.G.2.f La comparaison
D'abord de façon perceptive (PS) , puis par correspondance terme à terme, et enfin en s'appuyant sur leurs connaissances des nombres.
4.G.2.g Les opérations de tri, classement, rangement
Trier : créer deux sous-groupes (ceux qui correspondent au critère énoncé et ceux qui n'y correspondent pas). C'est binaire
Classer : travailler sur plusieurs sous-groupes
Ranger : organiser une collection d'objets d'après une relation d'ordre 

4.H. L'apprentissage de la comptine numérique

La connaissance de la comptine passe par plusieurs étapes successives :
la "chaine capelet" : par cœur
la chaine insécable : l'élève a une première conscience de la segmentation des mots-nombres mais a toujours besoin de repartir de "un"
la chaine sécable : l'élève peut réciter la comptine à partir de n'importe quel nombre
la chaine terminale : l'élève maîtrise la comptine numérique
Cela demande du temps
"L'évaluation de la comptine numérique devra être régulière et sous différentes formes qui garantiront ensemble la maîtrise de la comptine :
- énoncer la comptine le plus loin possible ;
- énoncer la comptine à partir d'un nombre donné ;
- énoncer la comptine en sachant s'arrêter à un nombre énoncé en amont ;
- énoncer la comptine à rebours"

Comptines qui s'appuient sur la construction des nombres (Voici ma main)

4.I. L'utilisation des doigts

"L'idée d'interdire au bout d'un moment l'usage des doigts en mathématiques est une fausse bonne idée. "
ex d'activités : boîte à toucher avec petits bracelets de perles, des petits cartons avec des gommettes en relief ; il faut les toucher et donner le nombre de perles perçues avant de sortir le bracelet. 

4.J. La frise numérique

"- Commencer la frise à 1 et non à 0 car elle va servir au dénombrement.
- Ne pas enfermer son usage dans des activités d'automatismes dénuées de sens. 
- Ne pas en faire un outil d'enseignement du comptage-numérotage mais bien du comptage dénombrement
- Ne pas l'introduire trop tôt" (attendre que l'élève sache compter dénombrer jusqu'à 5)
Le travail systématique sur une file graduée sera réservé au cycle 2.

4.K. L'écriture des chiffres


4.L. La résolution de problèmes

"Un problème est généralement défini comme une situation initiale avec un but à atteindre, demandant au sujet d'élaborer une suite d'actions ou d'opérations pour atteindre ce but. Il n'y a problème que si la solution n'est pas disponible d'emblée mais possible à construire ". (Jean Brun)
La même situation peut être une situation problème pour certains et pas pour d'autres.
Il faut que la situation soit inscrite dans la démarche manipuler-verbaliser-abstraire
"- Les problèmes de développement logique : ils travaillent sur des compétences de logique (comparer, comprendre des propriétés comme la transitivité, sérier, classer, ordonner, etc.) ou sur des compétence liées aux fonctions exécutives (mémoire de travail, inhibition et flexibilité cognitive ou mentale). Ces problèmes recouvrent les activités de tris, d'ordre, d'algorithmes, etc.
(...) Ces problèmes doivent toujours être mis en ouvre en deux temps. Tout d'abord, ils doivent être accompagnés par l'adulte pour aider à la verbalisation de la tâche. Il faut expliciter la réussite de l'activité à l'élève, montrer qu'il existe un raisonnement. Puis les élèves abordent le problème en autonomie en verbalisant (qu'ils soient en binômes ou seuls)
Les problèmes numériques : une des situations de référence sera du type "Va chercher exactement ce qu'il faut pour ..." (fabrication de collections équipotentes)

Démarche


Ces situations doivent s'appuyer sur un enseignement explicite tel que décrit dans le chapitre 3. La mise en ouvre d'activités de résolution de problèmes suit plusieurs phases.
- La phase d'appropriation : l'élève doit comprendre ce qu'on attend de lui, ce qu'il doit chercher
La phase de recherche : il faut chercher, tâtonner, réessayer, etc. L'enseignant doit inciter l'élève à verbaliser ses procédures auprès de l'adulte ou d'autres élèves. Aucune procédure experte n'est à viser en maternelle. L'objectif est d'engager les élèves dans des démarches de tâtonnements, d'essais-erreurs.
La phase de validation : l'adulte accompagne l'élève pour qu'il juge par lui-même la validité de sa réponse. Le retour au matériel lui est alors une aide. 
Les moments réservés à la feuille de papier doivent être rares et ciblés (travail en autonomie par exemple, schématisation d'un situation concrète vécue, etc.)


dimanche 16 août 2020

MHM Maternelle : le guide (3) : ch. 4 les principes didactiques (1)

 4. LES PRINCIPES DIDACTIQUES :

4.A. Les premières connaissances des enfants :

"...les enfants distinguent et discriminent les petites quantités (jusqu'à 3) avant l'entrée à l'école maternelle
A partir de 2-3 ans le nombre sémiotique se construit : les élèves n'utilisent as seulement le langage mais aussi des signes pour représenter des quantités. Les représentations analogiques sont importantes : vers l'âge de 4 ans , elles peuvent être reliées aux symboles écrits, avant que l'enfant ne puisse établir le lien aux mots-nombres. la capacité de comptage abstraite se construit vers 4,5-5 ans. Les enfants sont alors capables d'identifier qu'il y a trois groupes d'objets face à un ensemble de trois oranges, quatre bananes et cinq pommes. Cette abstraction n'est pas aussi accessible qu'il n'y paraît. Le nombre opératoire se construit à partir de 6-7 ans, étape à laquelle l'enfant intègre la notion d'itération, intégrant les usages ordinaux et cardinaux du nombre.
Tout le travail des enseignants de maternelle consiste donc à faire que chaque élèveprogresse dans ces étapes(... )Il faut savoir prendre le temps.

4.B. Les représentations du nombre :

Stanislas Dehaene : modèle du "triple code" pour l'étude des processus numériques
-> La représentation analogique : grandeurs et quantités (les constellations du dé, les symboles : des ronds pour représenter des jetons ...). Elle sert à effectuer des comparaisons et des calculs approximatifs. Cette représentation est liée à la significations des quantités qui sont représentées mentalement sur une ligne numérique.
-> La représentation verbale orale ou écrite : le mot "quatre" est associé au nombre de façon conventionnelle(...)
-> La représentation chiffrée (visuelle) : avec diverses difficultés pour ls élèves de maternelle

4.C. Construire le concept de nombre :

(...) Les élèves ont une mauvaise perception de ce qu'est un nombre.
La construction du concept de nombre demande la mise en place de situations d'apprentissage pour :
- donner du sens au nombre : le nombre sert à exprimer une quantité, mais aussi à comparer, à se repérer ... et le sens doit se construire dans des situations d'apprentissages, mais aussi en lien avec les situations réelles vécues par les enfants ;
- comprendre et faire correspondre les diverses représentations des  nombres
- dénombrer, en différenciant les approches de comptage-numérotage et de comptage-dénombrement 
- manipuler les nombres au travers de leurs propriétés : un nombre est construit par l'itération de l'unité, un nombre peut-être comparé à un autre, décomposé ...
(...)
L'élève doit comprendre notamment plusieurs points importants :
- "deux c'est un et encore un" (...)
-> Les nombres se représentent de différentes façons : varier les représentations des doigts par exemple
-> Varier les objets 

4.D. La démarche manipuler-verbaliser-abstraire

rapport Villani-Torossian :
"La trace écrite ne peut arriver qu'apès des étapes importantes comme celles où les élèves manipulent, s'approprient les notions avec leur cheminement, leurs mots. Ce passage de la manipulation, de la découverte, vers l'abstraction doit vraiment prendre appui sur une phase intermédiaire, souvent oubliée ou trop implicite : la phase de verbalisation, de "mise en mots" par les élèves. Et ceci de la maternelle au lycée (...)

4.D.1. Les limites des travaux sur papier

4.D.2.Présentation théorique de la démarche

Dans les situations d'apprentissage, on part souvent d'une situation concrète afin de construire une notion ou un concept par l'abstraction. Mais entre ces deux étapes, il faut aider l'élève à se construire une représentation de la situation. C'est là qu'intervient la manipulation. C'est là qu'intervient la manipulation. Elle est intéressante pour les élèves, car elle est concrète et leur permet d'agir physiquement. cependant le matériel de manipulation ne fait pas comprendre les concepts à lui seul. Cela peut être 'erreur commise en maternelle (...)
 les enfants ont besoin de temps de manipulation, mais l'exploitation efficace de la manipulation nécessite le questionnement de l'enseignant qui va susciter la réflexion de l'élève. A ce niveau, l'lélève peut communiquer sa pensée non seulement aux autres mais à lui-même. (...)
Il faut être également vigilant au rôle du langage, crucial à l'école maternelle. Quand on demande à l'enfant ce qu'il a fait, on lui permet d'approfondir sa compréhension. Pour que l'élève prenne conscience de sa démarche mentale,  il faut l'accompagner. le langage va permettre d'aller vers l'abstraction. 
(...)
Pourquoi revenir à cette démarche est-il si fondamental ? Parce qu'une partie des difficultés en mathématiques relève d'une mise en œuvre inefficace de cette démarche."

exemple d'algorithmes de perles 1-1

4.E. Le matériel de manipulation

attrayant mais non distrayant
travail régulier et répété sur la manipulation de collection d'objets
Il est fondamental quelquesoit le niveau d'utiliser le bon vocabulaire mathématique lié au matériel. Il faut en outre prévoir du temps pour que les élèves explorent le matériel. Ils ont besoin de "jouer" avec
Le matériel proposé sera varié et progressif. Par exemple :
- matériel qui rend les groupement apparents et modifiables : cubes, abaques, boîtes à nombre, bâtonnets, jetons, pailles
-  matériel qui rend les groupement apparents mais non modifiables : réglettes Cuisenaire avec unités apparentes, matériel de base 10
-  matériel qui rend les groupement ni apparents ni modifiables : billets, réglettes Cuisenaire, bouliers

4.F. La boîte à transformation

mardi 11 août 2020

MHM Maternelle : le guide (2) : ch. 3 les appuis scientifiques

 

3. LES APPUIS SCIENTIFIQUES :

3.A. Les recherches sur les pratiques enseignantes

3.B. Les apports des sciences cognitives et des neurosciences

3.C. Les apports de la pédagogie Montessori

"Certaines pratiques de la pédagogie Montessori sont particulièrement intéressantes et exploitées dans la mise en œuvre de la méthode heuristique
- Le passage du concret à l'abstrait : il est essentiel (...) , le matériel proposé étant la première étape de l'apprentissage.
-L'utilisation de supports concrets, de matériel de manipulation : un matériel adapté et pensé dont l'usage et encadré.
- La liberté laissée à l'élève(...)
En colorant les bâtons d'esquimaux selon leur taille, l'élève pourra observer que le carré est constitué de quatre bâtons de la même couleur alors que pour le rectangle; il faut deux bâtons d'une couleur et deux bâtons d'une couleur différente."

3.D. Programmer les apprentissages

(...) Comme en élémentaire, la progression des contenus dans la méthode en maternelle s'inscrit donc dans un double fonctionnement :
- semi-massé : on travaillera plusieurs séances de suite sur l'acquisition des notions les plus importantes de l'année, sans forcément exiger d'emblée la maîtrise complète de la notion. Une pause temporelle est marquée. Il faut prendre le temps. (...) Il faut résister à l'envie d'aller plus loin : les élèves ont besoin de temps pour maturer certains savoirs ou certaines procédures ;
- cyclique : on revient régulièrement sur chaque compétence, notamment au cours d'activités ritualisées. Les élèves doivent rencontrer plusieurs fois les contenus d'apprentissage et les réviser après les avoir acquis.
(...) programmation des contenus et progression des objectifs qualifiée de neuronale"

3.E. L'enseignement explicite

-> Annoncer ce qu'on va faire : montrer que le travail est commun+éviter la confusion entre l'activité, son support et l'objectif.
-> Expliquer pourquoi on fait les choses : "l'enseignant résonne à voix haute. On présente le cas simple, standard (...)On vérifie la compréhension de tous, de préférence en petits groupes, on donne de exemples et contre-exemples, on échange avec la classe.
-> Faire expliquer à l'élève comment il a fait
(...) L'explicitation peut se faire par la parole de l'enseignant, par la médiation d'un outil ou de matériel, mais aussi en provoquant des interactions entre les élèves.
La méthode ne préconise pas un enseignement explicite permanent. Il faut rentrer dans cette démarche selon les cas

3.E.1. La rétroaction

La rétroaction (ou feedback) est une information que l'enseignant donne à l'élève après avoir observé comment il a réalisé une tâche donnée. Elle est fondamentale et encore plus en maternelle !
Ilpeut s'agir d'indiquer à l'élève s'il a donné la bonne réponse ou non ou de lui conseiller une stratégie accessible à son niveau de compétence. L'objectif est de permettre à l'élève de s'améliorer. La rétroaction doit être :
- claire et précise, de préférence personnalisée
- énoncée le plus tôt possible (...)
- liée à l'objectif, que l'on rappelle si besoin
- accompagnée d'un exemple
(...)Elle ne comporte pas de jugement, doit être factuelle et permettre à l'élève qu'on a confiance dans sa capacité à réussir.

jeudi 6 août 2020

MHM Maternelle : le guide (1) : les principes fondamentaux

Pour mes lectures de l'été, je ne pouvais pas rater la sortie de la MHM GS. Cela va être sans doute un peu différent, puisque Nathan s'est associé à l'aventure, mais néanmoins intéressant. Même si je n'attendrai pas l'année prochaine pour la sortie du matos MS, puisque je ne serai plus là. Et oui, le scoop, j'ai décidé de faire ma dernière année cette année qui vient avant de voler définitivement vers de nouvelles aventures.
J'attaque donc la lecture du guide la méthode pour la maternelle, qui est écrit par Nicolas Pinel ET Laurence Le Corf.
Je vais publier mes notes, mais comme je connais bien la méthode ET la maternelle, je ne vais pas tout détailler, simplement reprendre les points qui m'intéressent, comme je fais d'habitude ...

1. L'ENSEIGNEMENT DES MATHEMATIQUES EN MATERNELLE

2. LES PRINCIPES FONDAMENTAUX
POINTS FORTS :

"- la construction d'un enseignement fondé sur la recherche du sens ;
- la mise en activité intellectuelle des élèves ;
- Le lien avec les autres disciplines et la vie de tous les jours ;
- le rôle pédagogique de l'enseignant réaffirmé autour d'un enseignement explicite, structuré et adapté au public de la maternelle."

2.A. Le principe d'éducabilité

"Tout élève est éducable, quel que soit son potentiel de départ.
La responsabilité est collective, elle incombe aussi au pilotage de notre système(...)
Pour certains enseignants, ce principe est vécu comme une pression trop lourde. Il faut considérer au contraire que la réussite est possible. Le pari de l'enseignant est alors de mettre en œuvre tout son savoir-faire, en appui de méthodes efficaces et d'un travail d'équipe réel, pour atteindre les objectifs visés."

2.B. La bienveillance

" - Offrir un cadre rassurant où l'élève se sent en sécurité (affective et intellectuelle).
(...) Pour certains élèves, une classe trop chargée (en meubles, rangements, tables, coins) ou dans laquelle le déplacement est trop libre, n'est pas forcément cadrante."
C'est moi qui ai mis en gras les deux derniers points: deux points fondamentaux pour moi, le premier c'est pour moi, je dois y travailler, le deuxième est pour ce que je vois autour du moi, un à la mode très dangereux selon moi ...
"- > Offrir un espace relationnel sain où les relations entre adultes et entre élèves sont respectueuses et s'inscrivent dans une confiance réciproque : ni défiance, ni injustice, ni mépris, mais de l'empathie, de l'entraide, de la coopération.
- > Offrir un espace pédagogique dans lequel l'élève se sent reconnu, où il peut développer ses compétences scolaires et sociales en confiance. L'aménagement de la classe doit être pensé pour favoriser les transitions encore difficiles entre la famille et l'école maternelle.
- > Offrir un cadre exigeant en reconnaissant les difficultés et capacités de progrès de chacun (dans toute leur complexité, en considérant l'élève dans toutes ses dimensions : sociales, cognitives, culturelles...), en cherchant à stimuler, en étant ambitieux" (c'est moi qui souligne, j'en suis certaine, et je vois tellement le contraire)," etc.
L'enseignant peut s'appuyer sur l'effet Pygmalion

2.C. Une évaluation au service des apprentissages

2.C.1.L'évaluation sommative

(...) certain nombre d'inconvénients
"- Elle est génératrice de stress pour les élèves avant, pendant et après l'évaluation. Ce stress peut être bloquant et provoquer des erreurs.
- Elle ne tient pas compte de l'hétérogénéité des élèves
- Elle manque d'objectivité
- Elle ne renseigne pas forcément sur la réalité des apprentissages des élèves, mais plutôt sur leur performance à un moment donné."
problème de la variété de son codage 
"L'évaluation sommative ne devrait être conservée que pour ce à quoi elle sert : marquer des étapes-clés (outils d'école, bilan de fin de l'année scolaire, communication aux parents, validation du socle, diplôme, etc.)
(...) la méthode heuristique fait des choix clairs : une évaluation surtout formative qu'on inscrira dans une évaluation positive, notion parfois mal comprise. Il ne s'agit pas de dire que "tout est bien" , mais de montrer aux élèves ce qu'ils maîtrisent dorénavant et ce qu'ils peuvent apprendre ensuite.

2.C.2. Le rapport à l'erreur

typologie des erreurs : voir article précédent ici

"A l'école maternelle, cibler les erreurs peut s'avérer particulièrement difficile"

2.C.3. L'évaluation dans la méthode heuristique

"L'évaluation dans cette méthode est quasi continue, majoritairement formative et l'elève en est acteur. Elle propose de réguler les apprentissages, tant pour l'élèe (en lui permettant de savoir où il en est) que pour l'enseignant (en lui permettant d'adapter son enseignement. L'évaluation va s'appliquer sur des critères explicites et partagés avec les élèves.

Par exemple en GS :  "tu sais dénombrer jusqu'à 5 si tu peux me donner cinq objets différents à chaque fois que je te le demande."

2.D. Le rôle de l'enseignant

"L'enseignant devient un médiateur de savoirs" : mise en œuvre de scénarios d'apprentissage.
Pour concourir à cette nouvelle posture, l'enseignant va devoir davantage jouer entre différents actes professionnels :
"- L'explicitation : l'enseignant joue un rôle fondamental dans la passation de consignes
- L'observation
- Le guidage, l'étayage : l'idée que les élèves vont trouve tout seuls est un mythe
D'après Laurent Lescouach, les besoins d'étayages relèvent de différents ordres, notamment :
l'étayage dans l'acquisition des compétences et savoirs scolaires,
l'étayage méthodologique
l'étayage du symbolique identitaire (sentiment d'efficacité, la régulation émotionnelle)
l'étayage dans le rapport au savoir et à l'apprendre
l'étayage du cognitif, 
etc.
- Une posture empathique

2.E. Le rôle des parents

2.E.1 Engager un véritable dialogue de coéducation

2.E.2 . Leur donner des outils

2.E.3 . Réfléchir aux espages d'échange








vendredi 27 mars 2020

Confinement (2) semaine 2 : le plus important : garder le lien : la continuité

Une fois les problèmes techniques résolus, ce qui est important, plus que le contenu pédagogique, c'est de garder le lien avec nos petits de maternelle : garder le lien avec l'école, c'est montrer que la vie, du moins celle des enfants, continue autrement, c'est donner des nouvelles de la classe, et aussi des autres enfants; c'est une fenêtre ouverte sur le monde extérieur au delà du confinement de son propre appartement.
Pour cela, j'ai pensé à récupérer des choses quotidiennes de la classe.
Exemple 1 : le matériel des rituels. Comme chez moi j'avais un grand tableau blanc magnétique que j'ai sorti de la cave, j'ai pu continuer dans le même décor. Chaque jour, en publiant le travail du jour sur Klassroom, j'intègre le tableau actualisé avec tous les rituels en place : date du jour manuscrite, crayon du jour, ephéméride, croix dans le calendrier, sans oublier un petit mot personnalisé si besoin ...

Exemple 2 : les plantes de la classe
Je les ai emportées pour qu'elles ne connaissent pas une mort certaine. Aussi, je les photographie régulièrement pour donner aussi de leurs nouvelles :

et elles ont leurs places dans le padlet quotidien

Exemple 2 : les anniversaires
Certains enfants ont eu leur anniversaire pendant le confinement. J'ai proposé un travail de coloriage pour pouvoir les célébrer.

Les enfants se sont mis en scène pour le souhaiter
 

En fin de mois, habituellement, nous fêtons les anniversaires. J'ai donc proposé jeudi de faire un gâteau d'anniversaire, un gâteau au yaourt, dont j'ai publié la recette

et vendredi un Zoom où tout le monde se retrouve pour manger le gâteau et chanter bon anniversaire pendant le soufflage des bougies. C'était sympa de se retrouver ensemble, un peu insolite pour tous, mais on a pu chanter et manger ensemble dans un joyeux tohu-bohu. 

Exemple 3 : Les révisions
Dans l'ensemble de ce que je leur donne à faire, à la fois pour garder le lien avec notre travail, à la fois pour que ce ne soit pas trop lourd pour ceux en difficulté, je mets un grand nombre de "révisions."
Ainsi, on révise des chansons ou des jeux mimés grâce à youtube.

Je reprends également mes écoutes musicales, soit avec de nouveaux morceaux (l'hiver de Vivaldi), soit avec de nouvelles versions d'écoutes déjà réalisées. 




samedi 21 mars 2020

Confinement (1) semaine 1 : organisation et outils en ligne



Oulala ! Je pensais avoir plein de temps avec le confinement, et je n'ai presque pas une minute à moi ! En tout cas, pas eu le temps encore de reprendre ce blog avant aujourd'hui. Mais, si on enlève le contexte si dramatique du pays, ce fut une semaine riche en collaboration, solidarité et nouveaux apprentissages très enrichissants. Je vais en faire un résumé à travers ce blog, en espérant vous être utile pas trop tardivement.

Avec mes collègues dans notre école maternelle, heureusement, nous avions une longueur d'avance pour le télé-travail.
1. Nous avons une tablette par classe. Nous utilisons "je valide" pour l'évaluation et avions envoyé nos bulletins de période 1 avec un compte gmail par classe. Ce qui veut dire que nous avions en stock toutes les adresses courriel des parents, et une adresse-courriel par la classe.
2. Nous utilisons Klassroom pour communiquer avec les parents. Il s'est révélé un outil fabuleux pour briser vituellement le confinement des familles.
3. Nous utilisons whatsapp pour communiquer entre collègues.

Malheureusement, la fin des écoles a été annoncée le jeudi soir alors qu'il y avait une grève de cantine chez nous le vendredi : nous n'avons donc pas revu la plupart des enfants et des familles avant l'arrêt des classes. Il a fallu se rattraper par courriel. Le vendredi soir, nous avons tous emporté notre tablette de classe à la maison.
Nous avons commencé par communiquer tout azimuts par whatsapp. Puis, lundi, au lieu de se rendre à l'école, nous avons utilisé Zoom pour faire une visioconférence. Ça a été bien utile pour s'organiser, se rassurer, et que la directrice puisse nous donner les nouvelles de l'administration. Il a fallu organiser aussi la garde des enfants de soignants que nous recevons dans notre école.
Dans cette réunion, nous avons décidé de travailler au maximum en commun : nous avons créé un whattsapp par niveaux de classe. Il nous permet de travailler en équipe à créer un travail commun par niveau que nous proposerions aux familles ; ça a permis aussi de se répartir les taches de recherche de supports et de contenus, d'organiser une progression. Ça a permis aussi aux collègues mieux formés d'aider ceux qui ramaient en informatique ...
Un collègue nous a fait connaître Padlet, un outil très très simple pour créer un cahier de ressources sous forme de tableau, rien qu'en cliquant sur des +  . On peut intégrer des documents issus de son ordinateurs, des liens actifs vers youtube ou d'autres sites. Les parents ou enfants peuvent rajouter des productions ... On peut l'enregistrer et la diffuser sous forme de pdf si on le désire? Nous avons décidé que chaque classe en créerait pour elle (au lieu d'en faire un collectif), ce qui permet de respecter la personnalité de chaque classe. Mais en même temps, en se communiquant les adresses des padlets, on peut très facilement copier une rubrique qui nous intéresse et la coller dans son padlet.

L'inconvénient du site est que l'on n'a droit qu'à trois padlets gratuits. Aussi, je me suis organisée ainsi :
1 padlet , n°1, pour le jour 1
1 padlet, n°2,  pour le jour 2
Le jour 3 j'efface le padlet 1 du n°1 et le remplace par le jour 3
Le jour 4 j'efface le padlet 2 du n°2 et le remplace par le jour 4
et ainsi de suite
Le padlet n°3 sert pour conserver la totalité de ce que j'ai écrit dans chaque padlet : chaque jour je rajoute ce qu'il y a eu sur le padlet quotidien.


dimanche 1 mars 2020

Ecoutes rituelles (13) : la mélodie du bonheur

Dans le film "La mélodie du bonheur", un air est devenu un classique, "My favorite things"

J'ai commencé par ma version fétiche, celle de Youn Sun Nah, que j'ai découverte sur le net et entendue en concert avec le même ravissement. C'est une bonne entrée dans l'œuvre, et l'occasion de faire dire à chacun ce que sont ces choses favorites.

Malheureusement , je n'ai trouvé aucune version musicale française satisfaisante :-(
Une belle version jazz avec un enfant prodige au piano :

Une autre version, celle de John Coltrane, revisitée par l'Est et l'Ouest du monde

J'ai pu vérifier que les enfants avaient bien mémorisé nos auditions précédentes de la musique indienne.


Mais dans la mélodie du bonheur, il y a aussi Dorémi, une chanson que l'on peut tout à fait exploiter de toutes sortes de façon : une année , nous l'avions chorégraphiée façon flash mob.